Holler musics

mai 16, 2011

Black roots for electro sound par Aurélie Saulnier

 

Bombardés d’images et de sons au quotidien, on n’en oublierait presque que « rien ne se perd, rien ne se crée, tout se transforme », comme l’expliquait ce cher Lavoisier, qui lui-même n’avait pas réellement écrit cette fameuse sentence, que des générations d’écoliers apprirent par cœur. Comme la mode, la musique se réinvente continuellement, et puise son inspiration dans le passé. À première vue, la relation entre musiques Black et Electro n’est pas évidente. Holler Musics s’en va nous rappeler que bien au contraire, c’est avant tout de la matrice Black que naissent les sons Electro.

 


Association d’idées et de passions, Holler Musics a donc pour but premier de promouvoir et d’encourager la rencontre entre “Black music” et musiques électroniques, de mettre en exergue l’étroite relation qui unit ces deux univers, de les conjuguer par l’organisation d’évènements, et au travers d’un label. Triptyque talentueux, Melissa s’occupe du graphisme et des relations publiques ; Julien & Mehdi eux, gèrent la programmation musicale le jour, et mixent by night !

Petite parenthèse étymologique. Le terme “Holler”, qui signifie littéralement “braillement”, est une forme vocale d’origine africaine, qui était très utilisée par les esclaves noirs, comme défoulement solitaire, cri de ralliement ou langage secret. Plus tard, il fut récupéré par les noirs américains dans la culture Jazz/Blues et Hip-hop. Holler Musics, qui  pousse et soutient la nouvelle scène House européenne, veut donc clairement affirmer sa position quant à cette dernière : elle vient quasiment en totalité des musiques Black, multiples, à la fois pleine d’engagements, de luttes, de rythmes effrénés.

Les coups de cœur du label aixois vont donc en particulier vers ce vivier d’artistes House, comme Motor City Drum Ensemble, The Revenge ou Tony Lionni, qui créent et jouent une House music à la sauce “old school”, franchement attachée à ses racines Black, tout en étant solidement ancrée dans son siècle !

Depuis janvier dernier, Holler Musics allume le dance floor du Novo Café (que nous connaissons bien au Bonbon !) tous les samedis soir, avec des DJ tels l’Amateur, Fred Berthet, Dj Oil, The Ed… Côté production, le label travaille Lee Webster (un jeune artiste anglais exilé à Barcelone) et prévoit de nombreuses autres sorties très prochainement. À suivre de très près !


Holler Musics aime :

Le Novo Café, pour ses vins du monde et les fameux cocktails de Sylvie !

Le Yogi, parce qu’on est toujours bien reçu par notre ami Ponny !

La boutique “BO”, pour ses bijoux et accessoires faits à la main et en édition limitée.

La rue d’Italie, pour ses commerces sympas et son esprit village.

HOLLER MUSICS

http://soundcloud.com/holler-records (bientôt sur www.hollermusics.net)

Contact : theblackmemories@gmail.com.

 

Rencontres du 9e Art

avril 22, 2011

Bande dessinée et autres arts associés par Stéphanie Messal

 Huit ans déjà que l’on célèbre en notre douce ville, le festival de la bande dessinée et autres arts associés. Neuf ans déjà que pendant un mois, Aix-en-Provence accueille en ses murs auteurs et artistes talentueux, connus ou à connaître par un public âgé de 7 à 77 ans. À l’initiative de ce projet ? Une équipe et un homme : Michel Fraisset… son nom vous dit peut-être quelque chose.

Michel Fraisset a débuté sa carrière à l’Office du Tourisme d’Aix-en-Provence en 1997. Auparavant, à l’époque où il  œuvrait à Pertuis, il avait créé un autre festival concernant la bande dessinée. Mais Michel ne tenait pas vraiment à reproduire le même évènement sur Aix. Chaque ville ayant son identité propre, son vécu et son histoire, il fallait inventer autre chose. Notre ville est riche de sa culture et de son patrimoine. C’est aussi une ville étudiante. C’est un endroit d’échanges et de convivialité. Aussi l’idée d’une rencontre comme une “passerelle” autour de la bande dessinée mais aussi de différents arts s’imposa comme une évidence.

« Rencontres »… un mot simple qui signifie tout à lui seul. Aller l’un vers l’autre, ou plutôt les uns vers les autres. Ces rencontres sont multiples. Entre les auteurs, entre les artistes, et puis aussi et surtout avec le public. Ce sont des rencontres d’hommes et de femmes, de talents et de dons mais aussi d’histoires et de cultures. Tout devient pluriel… La ville entière vit au rythme de ces rencontres, de ce chassé-croisé de destins. Vous ne découvrez pas seulement la bande dessinée, vous redécouvrez aussi la ville et son architecture.

Différents lieux ouvrent leurs portes et vous reçoivent avec originalité. Au Muséum d’Histoire Naturelle, rue Espariat, ne manquez pas l’exposition de Jens Harder autour de son œuvre Alpha. Les fonds du musée se mêlent à ses œuvres, un travail titanesque sur l’Évolution depuis le Big Bang. Au Musée des Tapisseries, place de l’Archevêché, retrouvez une rétrospective, celle de l’Association : 20 ans déjà ! Et puis, c’est le retour des « cuBDes » exposés à la Cité du Livre. Comme l’année passée, 5 boîtes vont être investies par 5 artistes. Véritable travail d’imagination et de création, ces installations offrent une autre lecture de la bande dessinée. Michel se refuse à exposer des planches d’album sans une logique créative : une bande dessinée fonctionne dans son unité. C’est pourquoi, chaque année les artistes réalisent des créations uniques au cours de ces rencontres.

 Michel vous offre sa culture comme un livre ouvert mais un livre illustré un peu comme un conte, avec de la couleur et de la lumière, beaucoup de lumière. Avec lui, vous êtes assuré de vous émerveiller de quelques découvertes inattendues. C’est un homme bienveillant avec son équipe et généreux avec tous dans ses paroles. Et dans un énième éclat de rire, il vous avoue qu’il aurait aimé être Lucien, héros (ou anti-héros selon le point de vue) dessiné par Frank Margerin.

Michel Fraisset aime

Aix-en-Provence pour son ambiance, sa culture et son histoire.

Rencontres du 9e Art

Expositions jusqu’au 23 avril

Week-end BD les 8, 9 et 10 Avril à la Cité du Livre

Plongée dans les mondes virtuels par Caroline Bernard

Le musée Granet ne cesse de nous étonner. Après Cézanne et Picasso, Pierre Alechinsky nous avait conquis. Laissons-nous séduire par cette nouvelle proposition futuriste et audacieuse : FUTURÉALISMEs d’ELECTRONIC SHADOW. Conçue à partir d’installations vidéo scénographiques, cette exposition nous invite à explorer des espaces virtuels à la fois familiers et étranges. Notre environnement se transforme sous nos yeux, nos sens sont en éveil, ouverts à d’autres perceptions, le monde des possibles devient accessible grâce à l’interactivité. Les aixois ont peut-être déjà rencontré les créations de ces artistes en 2005, à la Fondation Vasarely. Ils reviennent aujourd’hui au musée des beaux-arts qui s’ouvre à l’ère numérique, n’en déplaise à Monsieur Cézanne !

(c) ELECTRONIC SHADOW

ELECTRONIC SHADOW a été fondé en 2000 par Naziha Mestaoui, architecte et Yacine Ait Kaci, réalisateur. Associant leurs disciplines respectives, ils élaborent des “utopies réalisables” ou “réalités hybrides”, entre espace et image. Dans les contextes les plus variés : art, architecture, design, mode, danse (notamment avec Carolyn Carlson). Depuis 10 ans, ils ont collaboré avec des institutions prestigieuses : le MOMA de New York, le Centre Pompidou, le musée de la photographie de Tokyo, la biennale d’art contemporain de Séville, la cité des sciences et de l’industrie de La Villette, à Palerme, Helsinki… ! Ce duo génial s’intéresse aux développements des technologies numériques et à l’avenir de nos corps. Ils proposent la création de nouveaux environnements mi-réels, mi-virtuels, en perpétuelle métamorphose, dont le corps est l’interface.

Tout cela peut paraître glacial, voire mortifère, aux amateurs de classicisme. Est-ce de l’Art ? Éternelle question face à la création technologique. Cependant, poésie, quiétude, émotion, chaleur, fraîcheur, fluidité, émanent de ces œuvres installées au fil d’un savant parcours, il suffit de se laisser aller au gré des ombres, des lumières, de l’eau, des sons.

Parmi les installations présentées, vous découvrirez : The Bride, robe de cuir blanc mariée à la mémoire d’un corps qui devient support d’images, souvenirs d’une vie ; 3 Minutes² ou la vie quotidienne d’un couple dans son habitat minimal aux multiples fonctions (notre avenir ?). Et aussi des installations interactives propices à la téléportation : Focus, Ex-Iles, H2o, entrez dans le cercle ou le carré et voyez ! On trouve également une version intéressante des Ménines de Vélasquez et d’autres surprises sensitives comme Le Pavillon des Métamorphoses dont les parois sont de verre, où matière et lumière sont synchronisées, temps et espace sont suspendus. En suivant les consignes, on peut créer son propre Cristal de Personnalité, génération interactive d’un avatar comme une deuxième peau de personnalité!

Un conseil : voyagez en solitaire ou à deux, tout au plus, dans ces mondes parallèles au croisement de la philosophie, des sciences et de l’imaginaire.

C’est l’expo à ne pas rater car ce duo d’artistes hors du commun fera encore parler de lui.

Musée Granet

Place Saint Jean de Malte

Tél. : 04 42 52 88 32

Du mardi au dimanche, 12h/18h

www.museegranet-aixenprovence.fr

STARVING BURGERS

février 28, 2011

Un duo electro qui a la frite par Aurélie Saulnier

Starving Burgers, c’est d’abord un coup de cœur artistique, et surtout une histoire d’amitié entre deux passionnés qui ne se prennent pas au sérieux. PIKA & TOGA, c’est comme les frites et le ketchup, c’est bon l’un sans l’autre mais c’est bien meilleur ensemble. En à peine deux ans, ce duo aixois s’est imposé comme une valeur sûre et montante de la nouvelle vague électronique.

Les rencontres particulières font les moments particuliers. Coup de foudre king size, musical et amical, entre ces deux jeunes DJs-Compositeurs, affamés de création.

(c) Théo Hargaï

La plupart du temps enfermés en studio, ils commencent à collaborer et se retrouvent bien souvent attablés à leurs consoles hamburgers à la main, sodas dans l’autre : il n’en fallait pas plus pour donner naissance à Starving Burgers (que vous pouvez traduire par “affamés de burgers”).

Très vite la sauce prend, jusqu’à donner naissance à un vrai projet, et Starving Burgers livrent ses premières sonorités, électro-rock, décalées, acidulées. Ils mettent sur pied les soirées “Starving Burgers Show”. Au menu, des amis, des artistes tels Zombie Nation, Les Petits Pilous ou Teki Latex. Fidèles à leur état d’esprit, ils avancent sans se prendre au sérieux, dans une ambiance saine, humaine, pour le plaisir avant tout, de créer, de partager.

PIKA & TOGA sont friands de sons inédits, assoiffés de nouvelles tendances, et ne se contentent pas composer. « Il ne suffit plus de “faire” uniquement de la musique, on le voit bien depuis plusieurs années, surtout dans le paysage électro » confirme ces deux jeunes créateurs multi-faces. « Il faut se diversifier, afin de toucher un large public, tenter de le fidéliser un tant soit peu. Il faut créer tout un concept et des évènements autour de sa musique. Des soirées, des albums originaux bien sûr, des remix, des T-shirts.»

Fondus de scène, ils co-organisent tous les deux mois avec Grossomodo Production de grosses manifestations à travers le concept du “Burger Club” ; en plus des soirées “Starving Burgers Show”. Après deux ans d’existence, le groupe veut maintenant se recentrer, créer son propre label, se développer sans se disperser, tout en ayant plusieurs cartes à jouer. « Malgré des propositions, c’est un choix d’être indépendant, car ce qu’on a pu nous proposer ne nous correspondait pas, et on ne veut pas niveler vers le bas juste pour dire, on est sous contrat ».

Pas pressée, la paire infernale des Starving Burgers prend son temps, ne se précipite pas.

Starving Burgers, c’est fin, ça se mange sans fin, on se lèche les doigts et les babines. Consommez Starving Burgers, c’est bon pour votre santé mentale. Bon-bon appétit !

 

STARVING BURGERS

www.myspace.com/thestarvingburgers

Écouter  sur : soundcloud.com/the-starving-burgers,

Infos : sur Facebook et Twitter

 

PIKA & TOGA aiment :

Le Burger Bar pour la fringale du midi (ou du soir … !),
Tom Tailor pour être Chic … Select et Corezone pour être Choc !
Le Burger Club pour les soirées (évidemment) !

 

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